He is one of the greatest film directors of our time. There is something that always struck me, it is what he said one day, in the ’60s, under the communists still, when he had been invited to the Cannes Film Festival for one of his films, Ashes and Diamonds or Kanał, I don’t remember... and he was asked about his favourite film-makers, those who would have influenced him, and he said Buñuel. Then, afterwards, he told me, ‘I had never seen any of his films, but I already knew he was my master’. It is a sentence I have always liked a lot... the ‘invisible master’, the one we know we go towards, without ever having met up with him.
C’est évidement un des très grands cinéastes de notre temps. Il y a une chose qui m’a beaucoup frappé chez lui c’est qu’il m’a dit qu’un jour… dans les années ’60… à l’époque encore dure du communisme, il avait été invité au festival de Cannes avec un film, c’était Cendre et diamant je pense ou Canal, je ne sais plus. Et il avait été interrogé quels sont vos cinéastes favoris, ceux qui vous ont influencé et il avait répondu Buñuel. Et par la suite, longtemps après il m’a dit: ‘à cette époque là, je n’avais vu aucun film de Buñuel, mais je savais déjà qu’il était mon maître’. C’est une phrase que j’ai toujours beaucoup aimé, le maître invisible, celui dont on sait, à distance, sans l’avoir jamais rencontré que c’est vers lui que nous allons.